Mathématiques · Sciences Mathématiques A
الامتحان الوطني الموحد للبكالوريا 2024 – الرياضيات – شعبة العلوم الرياضية (أ) و (ب) – الدورة الاستدراكية
Sujet complet et corrigé détaillé de l’examen national de mathématiques 2024, session de rattrapage, 2ème Bac Sciences Mathématiques A et B (option française) : analyse, nombres complexes, structures algébriques, arithmétique.
- Matière
- Mathématiques
- Niveau
- 2ème Bac
- Filière
- Sciences Mathématiques A
- Session
- Annuel
Énoncé
الامتحان الوطني الموحد للبكالوريا
الدورة الاستدراكية 2024 – المسالك الدولية (خيار فرنسية)
مادة الرياضيات – شعبة العلوم الرياضية (أ) و (ب)
مدة الإنجاز : 4 ساعات المعامل : 9
Examen national du baccalauréat – Session de rattrapage 2024 – Mathématiques – Sciences Mathématiques A et B (option française)
- La durée de l’épreuve est de 4 heures.
- L’épreuve comporte cinq exercices indépendants, qui peuvent être traités dans l’ordre choisi par le candidat.
- L’usage de la calculatrice n’est pas autorisé.
- L’usage de la couleur rouge n’est pas autorisé.
Exercice 1 : Analyse 6,5 points
Soit \(n\) un entier naturel supérieur ou égal à \(2\). On considère la fonction numérique \(f_{n}\) définie sur \([0, +\infty[\) par \(f_{n}(0) = 0\) et, pour tout \(x \in\, ]0, +\infty[\) :
\[f_{n}(x) = x - x^{n}\ln x\]Et on note \((C_{n})\) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
1- a) Montrer que \(f_{n}\) est continue à droite en \(0\). 0,25 pt
1- b) Montrer que \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} f_{n}(x) = -\infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{f_{n}(x)}{x} = -\infty\), puis interpréter graphiquement le résultat obtenu. 0,75 pt
1- c) Montrer que \(f_{n}\) est dérivable à droite en \(0\) et que son nombre dérivé à droite en \(0\) est égal à \(1\). 0,5 pt
1- d) Montrer que \(f_{n}\) est dérivable sur \(]0, +\infty[\) et que, pour tout \(x \in\, ]0, +\infty[\) : 0,5 pt
\[f_{n}'(x) = 1 - x^{n-1} - n\,x^{n-1}\ln x\]1- e) Montrer que \(f_{n}\) est strictement croissante sur \([0 ; 1]\) et strictement décroissante sur \([1, +\infty[\). 0,5 pt
2- a) Montrer que pour tout entier \(n \geq 2\), on a : \(\forall x \in [0, +\infty[\ ;\ f_{n+1}(x) \leq f_{n}(x)\). 0,5 pt
2- b) En déduire la position relative des deux courbes \((C_{n})\) et \((C_{n+1})\). 0,25 pt
3- a) Montrer que pour tout \(n \geq 2\), il existe un unique réel \(\alpha_{n} \in\, ]1 ; 2[\) tel que : \(f_{n}(\alpha_{n}) = 0\). (On prendra \(\ln 2 = 0{,}7\).) 0,5 pt
3- b) Vérifier que : \((\forall n \geq 2)\ \ \alpha_{n+1}^{\,n}\,\ln\alpha_{n+1} = 1\). 0,25 pt
3- c) En déduire que pour tout \(n \geq 2\), \(f_{n}(\alpha_{n+1}) = \alpha_{n+1} - 1\). 0,25 pt
3- d) Montrer que la suite \((\alpha_{n})_{n \geq 2}\) ainsi définie est strictement décroissante. 0,5 pt
3- e) En déduire que la suite \((\alpha_{n})_{n \geq 2}\) est convergente. 0,25 pt
4- On pose : \(\ell = \displaystyle\lim_{n \to +\infty} \alpha_{n}\).
4- a) Montrer que : \(1 \leq \ell \leq 2\). 0,25 pt
4- b) Montrer que, pour tout \(n \geq 2\) : 0,5 pt
\[n - 1 = -\dfrac{\ln\left(\ln(\alpha_{n})\right)}{\ln(\alpha_{n})}\]4- c) On suppose que \(\ell > 1\). Calculer \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} \dfrac{\ln\left(\ln(\alpha_{n})\right)}{\ln(\alpha_{n})}\) en fonction de \(\ell\). 0,25 pt
4- d) En déduire la valeur de la limite \(\ell\). 0,5 pt
Exercice 2 : Analyse 3,5 points
1- a) Calculer l’intégrale : \(\displaystyle\int_{0}^{1} \dfrac{1}{1 + x^{2}}\,dx\). 0,25 pt
1- b) Pour tout entier \(n \geq 1\), on pose :
\[u_{n} = \sum_{k=1}^{k=n} \dfrac{n}{n^{2} + k^{2}}\]Montrer que la suite \((u_{n})_{n \geq 1}\) est convergente, puis déterminer sa limite. 0,5 pt
2- Montrer que : \(\displaystyle\int_{0}^{1} \dfrac{1}{\left(1 + x^{2}\right)^{2}}\,dx \leq 1\). 0,25 pt
3- a) Montrer que : \((\forall x \in [0, 1])\ ;\ 0 \leq e^{x} - 1 \leq e\,x\). 0,5 pt
3- b) En déduire que, pour tout \(x \in [0, 1]\) : 0,25 pt
\[0 \leq e^{x} - 1 - x \leq \dfrac{e}{2}\,x^{2}\]4- Pour tout entier \(n \geq 1\), on pose :
\[w_{n} = \sum_{k=1}^{k=n} \left(e^{\frac{n}{n^{2}+k^{2}}} - 1\right)\]4- a) Montrer que, pour tout entier \(n \geq 1\) : 0,25 pt
\[\begin{aligned} 0 &\leq w_{n} - u_{n} \\ &\leq \dfrac{e}{2}\sum_{k=1}^{k=n} \left(\dfrac{n}{n^{2} + k^{2}}\right)^{2} \end{aligned}\]4- b) Montrer que la fonction \(x \mapsto \left(1 + x^{2}\right)^{-2}\) est strictement décroissante sur \([0, 1]\). 0,25 pt
4- c) En déduire que, pour tout entier \(n \geq 1\) et pour tout entier \(k \in \{1, 2, \ldots, n\}\) : 0,25 pt
\[\begin{aligned} &\dfrac{1}{n}\left(1 + \left(\dfrac{k}{n}\right)^{2}\right)^{-2} \\ &\leq \int_{\frac{k-1}{n}}^{\frac{k}{n}} \left(1 + x^{2}\right)^{-2}dx \end{aligned}\]5- a) Montrer que pour tout entier \(n \geq 1\), on a : \(0 \leq w_{n} - u_{n} \leq \dfrac{e}{2n}\). 0,5 pt
5- b) En déduire que la suite \((w_{n})_{n \geq 1}\) est convergente et déterminer sa limite. 0,5 pt
Exercice 3 : Nombres complexes 3,5 points
Soit \(m \in \mathbb{C}^{*}\).
Partie I
On considère dans \(\mathbb{C}\) l’équation d’inconnue \(z\) :
\[\begin{aligned} (E) :\ &z^{2} - (2 + i)\,mz \\ &+ m^{2}(1 + i) = 0 \end{aligned}\]1- a) Vérifier que le discriminant de l’équation \((E)\) est \(\Delta = (im)^{2}\). 0,25 pt
1- b) Résoudre dans \(\mathbb{C}\) l’équation \((E)\). 0,5 pt
2- Soient \(z_{1}\) et \(z_{2}\) les deux solutions de \((E)\). Mettre sous la forme exponentielle \(z_{1}z_{2}\) dans le cas où \(m = r\,e^{i\theta}\) (\(r \in \mathbb{R}_{+}^{*}\), \(\theta \in \mathbb{R}\)). 0,5 pt
Partie II
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct \((O ; \vec{e_{1}}, \vec{e_{2}})\). On pose \(z_{1} = m\) et \(z_{2} = m(1 + i)\).
Soit \(M_{1}\) le point d’affixe \(z_{1}\), \(M_{2}\) le point d’affixe \(z_{2}\), \(M_{3}(z_{3})\) l’image du point \(O\) par la rotation de centre \(M_{2}\) et d’angle \(\left(-\dfrac{\pi}{2}\right)\), et \(M_{4}(z_{4})\) l’image du point \(M_{1}\) par l’homothétie de centre \(O\) et de rapport \(k\) (\(k \in \mathbb{R}^{*} - \{1\}\)).
1- Calculer \(z_{3}\) en fonction de \(m\), et \(z_{4}\) en fonction de \(m\) et \(k\). 0,75 pt
2- Donner la forme algébrique de : 0,75 pt
\[\dfrac{z_{4} - z_{2}}{z_{4} - z_{1}} \times \dfrac{z_{3} - z_{1}}{z_{3} - z_{2}}\]3- En déduire que les points \(M_{1}\), \(M_{2}\), \(M_{3}\) et \(M_{4}\) sont cocycliques si et seulement si \(k = -2\). 0,75 pt
Exercice 4 : Structures algébriques 3,5 points
On munit l’ensemble \(\mathbb{C}\) des nombres complexes de la loi de composition interne \(\ast\) définie, pour tout \((x, x', y, y') \in \mathbb{R}^{4}\), par :
\[\begin{aligned} &(x + iy) \ast (x' + iy') \\ &= (xy' + y^{5}x') + i\,yy' \end{aligned}\]Partie I
1- a) Vérifier que : \(1 \ast 2i = 2\). 0,25 pt
1- b) Montrer que la loi de composition interne \(\ast\) n’est pas commutative. 0,25 pt
2- Montrer que la loi \(\ast\) est associative. 0,5 pt
3- a) Vérifier que : \(1 \ast (1 + 2i) = 2\). 0,25 pt
3- b) En déduire que \((\mathbb{C}, \ast)\) n’est pas un groupe. 0,25 pt
4- Soit \(E\) le sous-ensemble de \(\mathbb{C}\) défini par \(E = \{x + yi \,/\, x \in \mathbb{R} \text{ et } y \in \mathbb{R}^{*}\}\).
4- a) Montrer que \(E\) est stable dans \((\mathbb{C}, \ast)\). 0,25 pt
4- b) Montrer que \((E, \ast)\) est un groupe non commutatif. 0,5 pt
Partie II
On considère les sous-ensembles de \(E\) définis par : \(F = \{yi \,/\, y \in \mathbb{R}^{*}\}\) et \(G = \{x + i \,/\, x \in \mathbb{R}\}\).
1- Montrer que \(F\) est un sous-groupe de \((E, \ast)\). 0,5 pt
2- On considère l’application \(\varphi\) définie de \(\mathbb{R}\) vers \(\mathbb{C}\) par : \((\forall x \in \mathbb{R})\ ;\ \varphi(x) = x + i\).
2- a) Montrer que : \(\varphi(\mathbb{R}) = G\). 0,25 pt
2- b) Montrer que \(\varphi\) est un homomorphisme de \((\mathbb{R}, +)\) vers \((\mathbb{C}, \ast)\). 0,25 pt
2- c) En déduire que \((G, \ast)\) est un groupe commutatif. 0,25 pt
Exercice 5 : Arithmétique 3 points
1- En utilisant l’algorithme d’Euclide, déterminer l’entier \(u \in \{1, 2, \ldots, 22\}\) tel que : \(10u \equiv 1\ [23]\). 0,5 pt
2- Soient \(m\) un entier naturel, et \(q\) et \(r\), respectivement, le quotient et le reste de la division euclidienne de \(m\) par \(10\).
2- a) Montrer que : \(m \equiv 10(q + ur)\ [23]\). 0,5 pt
2- b) Montrer que : \(23\) divise \(m\) \(\iff\) \(23\) divise \((q + ur)\). 0,75 pt
3- On considère dans \(\mathbb{N}\) le système :
\[(S) :\ \begin{cases} x \equiv 1\ [23] \\ x \equiv 2\ [10] \end{cases}\]3- a) Montrer que si \(x\) est une solution du système \((S)\), alors il existe \(q \in \mathbb{N}\) tel que \(x = 10q + 2\) et \(23\) divise \((q + 7)\). 0,75 pt
3- b) Résoudre dans \(\mathbb{N}\) le système \((S)\). 0,5 pt
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Exercice 1 : Analyse
1- a) Continuité de \(f_{n}\) à droite en \(0\)
Pour tout \(x > 0\), \(x^{n}\ln x = x^{n-1} \times (x\ln x)\). Comme \(n \geq 2\), on a \(n - 1 \geq 1\), donc \(\displaystyle\lim_{x \to 0^{+}} x^{n-1} = 0\) ; de plus \(\displaystyle\lim_{x \to 0^{+}} x\ln x = 0\). Donc \(\displaystyle\lim_{x \to 0^{+}} x^{n}\ln x = 0\) et :
\[\lim_{x \to 0^{+}} f_{n}(x) = 0 - 0 = 0 = f_{n}(0)\]Donc \(f_{n}\) est continue à droite en \(0\).
1- b) Branche infinie en \(+\infty\)
Pour tout \(x > 0\) :
\[\dfrac{f_{n}(x)}{x} = 1 - x^{n-1}\ln x\]Or \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^{n-1} = +\infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} \ln x = +\infty\), donc \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^{n-1}\ln x = +\infty\). Par suite :
\[\lim_{x \to +\infty} \dfrac{f_{n}(x)}{x} = -\infty\]Comme \(f_{n}(x) = x \times \dfrac{f_{n}(x)}{x}\) et \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} x = +\infty\) :
\[\lim_{x \to +\infty} f_{n}(x) = -\infty\]Interprétation : la courbe \((C_{n})\) admet, au voisinage de \(+\infty\), une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.
1- c) Dérivabilité de \(f_{n}\) à droite en \(0\)
Pour tout \(x > 0\) :
\[\dfrac{f_{n}(x) - f_{n}(0)}{x - 0} = 1 - x^{n-1}\ln x\]- Si \(n = 2\) : \(x^{n-1}\ln x = x\ln x\), qui tend vers \(0\) en \(0^{+}\).
- Si \(n \geq 3\) : \(x^{n-1}\ln x = x^{n-2} \times (x\ln x)\), qui tend vers \(0 \times 0 = 0\) en \(0^{+}\).
Dans les deux cas :
\[\lim_{x \to 0^{+}} \dfrac{f_{n}(x) - f_{n}(0)}{x - 0} = 1\]Donc \(f_{n}\) est dérivable à droite en \(0\) et son nombre dérivé à droite en \(0\) est égal à \(1\).
1- d) Dérivée de \(f_{n}\) sur \(]0, +\infty[\)
Les fonctions \(x \mapsto x\), \(x \mapsto x^{n}\) et \(\ln\) sont dérivables sur \(]0, +\infty[\), donc \(f_{n}\) aussi (produit et différence). Pour tout \(x > 0\) :
\[\begin{aligned} &f_{n}'(x) \\ &= 1 - \left(n\,x^{n-1}\ln x + x^{n} \times \dfrac{1}{x}\right) \\ &= 1 - x^{n-1} - n\,x^{n-1}\ln x \end{aligned}\]1- e) Variations de \(f_{n}\)
- Si \(0 < x < 1\) : \(x^{n-1} < 1\), donc \(1 - x^{n-1} > 0\) ; et \(\ln x < 0\), donc \(-n\,x^{n-1}\ln x > 0\). Par somme, \(f_{n}'(x) > 0\).
- Si \(x > 1\) : \(x^{n-1} > 1\), donc \(1 - x^{n-1} < 0\) ; et \(\ln x > 0\), donc \(-n\,x^{n-1}\ln x < 0\). Par somme, \(f_{n}'(x) < 0\).
- \(f_{n}'(1) = 1 - 1 - 0 = 0\).
Comme \(f_{n}\) est continue sur \([0, +\infty[\), elle est strictement croissante sur \([0 ; 1]\) et strictement décroissante sur \([1, +\infty[\).
\[\begin{array}{|c|lcccr|} \hline x & 0 & & 1 & & +\infty \\ \hline f_{n}'(x) & & + & 0 & - & \\ \hline f_{n}(x) & 0 & \nearrow & 1 & \searrow & -\infty \\ \hline \end{array}\]2- a) \(f_{n+1}(x) \leq f_{n}(x)\)
Pour \(x = 0\) : \(f_{n+1}(0) = f_{n}(0) = 0\). Pour \(x > 0\) :
\[\begin{aligned} &f_{n}(x) - f_{n+1}(x) \\ &= -x^{n}\ln x + x^{n+1}\ln x \\ &= x^{n}(x - 1)\ln x \end{aligned}\]Or \(x^{n} > 0\), et \(x - 1\) et \(\ln x\) ont le même signe (négatifs sur \(]0 ; 1[\), positifs sur \(]1, +\infty[\), nuls en \(1\)). Donc \((x - 1)\ln x \geq 0\) et :
\[\forall x \in [0, +\infty[\ ;\ f_{n+1}(x) \leq f_{n}(x)\]2- b) Position relative de \((C_{n})\) et \((C_{n+1})\)
D’après 2- a), la courbe \((C_{n+1})\) est située au-dessous de la courbe \((C_{n})\) sur \([0, +\infty[\). L’égalité \(f_{n+1}(x) = f_{n}(x)\) a lieu seulement pour \(x = 0\) et \(x = 1\) : les deux courbes se coupent au point \(O\) et au point \(A(1 ; 1)\).
Illustration avec \(n = 2\) : les courbes \((C_{2})\) et \((C_{3})\).
3- a) Existence et unicité de \(\alpha_{n}\)
Soit \(n \geq 2\). La fonction \(f_{n}\) est continue et strictement décroissante sur \([1 ; 2]\). De plus \(f_{n}(1) = 1 > 0\) et, comme \(2^{n} \geq 4\) :
\[\begin{aligned} f_{n}(2) &= 2 - 2^{n}\ln 2 \\ &\leq 2 - 4 \times 0{,}7 = -0{,}8 < 0 \end{aligned}\]D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un unique réel \(\alpha_{n} \in\, ]1 ; 2[\) tel que \(f_{n}(\alpha_{n}) = 0\).
3- b) \(\alpha_{n+1}^{\,n}\,\ln\alpha_{n+1} = 1\)
Par définition, \(f_{n+1}(\alpha_{n+1}) = 0\), c’est-à-dire :
\[\alpha_{n+1} - \alpha_{n+1}^{\,n+1}\,\ln\alpha_{n+1} = 0\]En factorisant par \(\alpha_{n+1} \neq 0\) : \(\alpha_{n+1}\left(1 - \alpha_{n+1}^{\,n}\,\ln\alpha_{n+1}\right) = 0\). Donc :
\[\alpha_{n+1}^{\,n}\,\ln\alpha_{n+1} = 1\]3- c) Valeur de \(f_{n}(\alpha_{n+1})\)
\[\begin{aligned} f_{n}(\alpha_{n+1}) &= \alpha_{n+1} - \alpha_{n+1}^{\,n}\,\ln\alpha_{n+1} \\ &= \alpha_{n+1} - 1 \end{aligned}\]3- d) La suite \((\alpha_{n})\) est strictement décroissante
Soit \(n \geq 2\). Comme \(\alpha_{n+1} > 1\), on a d’après 3- c) :
\[f_{n}(\alpha_{n+1}) = \alpha_{n+1} - 1 > 0 = f_{n}(\alpha_{n})\]Les réels \(\alpha_{n}\) et \(\alpha_{n+1}\) appartiennent à \([1, +\infty[\), intervalle sur lequel \(f_{n}\) est strictement décroissante. De \(f_{n}(\alpha_{n+1}) > f_{n}(\alpha_{n})\) on déduit donc \(\alpha_{n+1} < \alpha_{n}\).
La suite \((\alpha_{n})_{n \geq 2}\) est strictement décroissante.
3- e) Convergence de \((\alpha_{n})\)
La suite \((\alpha_{n})_{n \geq 2}\) est décroissante et minorée par \(1\) (car \(\alpha_{n} > 1\) pour tout \(n\)). Donc elle est convergente.
4- a) \(1 \leq \ell \leq 2\)
Pour tout \(n \geq 2\), \(1 < \alpha_{n} < 2\). Par passage à la limite (les inégalités deviennent larges) :
\[1 \leq \ell \leq 2\]4- b) Expression de \(n - 1\)
Soit \(n \geq 2\). De \(f_{n}(\alpha_{n}) = 0\) on tire \(\alpha_{n} = \alpha_{n}^{\,n}\,\ln\alpha_{n}\), puis, en divisant par \(\alpha_{n} \neq 0\) :
\[\alpha_{n}^{\,n-1}\,\ln\alpha_{n} = 1\]Comme \(\alpha_{n} > 1\), les nombres \(\alpha_{n}^{\,n-1}\) et \(\ln\alpha_{n}\) sont strictement positifs. En prenant le logarithme :
\[(n - 1)\ln(\alpha_{n}) + \ln\left(\ln(\alpha_{n})\right) = 0\]Et comme \(\ln(\alpha_{n}) \neq 0\) :
\[n - 1 = -\dfrac{\ln\left(\ln(\alpha_{n})\right)}{\ln(\alpha_{n})}\]4- c) Limite du quotient quand \(\ell > 1\)
On suppose \(\ell > 1\). Alors \(\ln\ell > 0\). La fonction \(\ln\) est continue en \(\ell\), donc \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} \ln(\alpha_{n}) = \ln\ell\) ; elle est continue en \(\ln\ell > 0\), donc \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} \ln\left(\ln(\alpha_{n})\right) = \ln(\ln\ell)\). Par quotient :
\[\lim_{n \to +\infty} \dfrac{\ln\left(\ln(\alpha_{n})\right)}{\ln(\alpha_{n})} = \dfrac{\ln(\ln\ell)}{\ln\ell}\]4- d) Valeur de \(\ell\)
Par l’absurde : supposons \(\ell > 1\). D’après 4- b) et 4- c) :
\[\lim_{n \to +\infty} (n - 1) = -\dfrac{\ln(\ln\ell)}{\ln\ell}\]qui est un nombre réel. Or \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} (n - 1) = +\infty\) : contradiction. Donc \(\ell \leq 1\). Comme \(\ell \geq 1\) d’après 4- a) :
\[\ell = 1\]Exercice 2 : Analyse
1- a) Calcul de l’intégrale
\[\begin{aligned} &\int_{0}^{1} \dfrac{1}{1 + x^{2}}\,dx = \big[\arctan(x)\big]_{0}^{1} \\ &= \arctan(1) - \arctan(0) = \dfrac{\pi}{4} \end{aligned}\]1- b) Limite de \((u_{n})\)
En divisant le numérateur et le dénominateur par \(n^{2}\) :
\[\begin{aligned} u_{n} &= \sum_{k=1}^{n} \dfrac{n}{n^{2} + k^{2}} \\ &= \dfrac{1}{n}\sum_{k=1}^{n} \dfrac{1}{1 + \left(\frac{k}{n}\right)^{2}} \end{aligned}\]La fonction \(x \mapsto \dfrac{1}{1 + x^{2}}\) est continue sur \([0 ; 1]\) : \(u_{n}\) est une somme de Riemann de cette fonction sur \([0 ; 1]\). Donc la suite \((u_{n})\) est convergente et :
\[\lim_{n \to +\infty} u_{n} = \int_{0}^{1} \dfrac{1}{1 + x^{2}}\,dx = \dfrac{\pi}{4}\]2- Majoration d’une intégrale
Pour tout \(x \in [0 ; 1]\), \(1 + x^{2} \geq 1\), donc \(\left(1 + x^{2}\right)^{2} \geq 1\) et \(\dfrac{1}{\left(1 + x^{2}\right)^{2}} \leq 1\). En intégrant de \(0\) à \(1\) :
\[\int_{0}^{1} \dfrac{1}{\left(1 + x^{2}\right)^{2}}\,dx \leq \int_{0}^{1} 1\,dx = 1\]3- a) \(0 \leq e^{x} - 1 \leq e\,x\)
Soit \(x \in [0 ; 1]\). Pour tout \(t \in [0 ; x]\), on a \(0 \leq t \leq 1\), donc \(1 \leq e^{t} \leq e\) (la fonction exponentielle est croissante). En intégrant de \(0\) à \(x\) :
\[\int_{0}^{x} 1\,dt \leq \int_{0}^{x} e^{t}\,dt \leq \int_{0}^{x} e\,dt\]c’est-à-dire \(x \leq e^{x} - 1 \leq e\,x\). Comme \(x \geq 0\) :
\[(\forall x \in [0, 1])\ ;\ 0 \leq e^{x} - 1 \leq e\,x\]3- b) \(0 \leq e^{x} - 1 - x \leq \dfrac{e}{2}\,x^{2}\)
Soit \(x \in [0 ; 1]\). D’après 3- a), pour tout \(t \in [0 ; x]\) : \(0 \leq e^{t} - 1 \leq e\,t\). En intégrant de \(0\) à \(x\) :
\[0 \leq \int_{0}^{x} \left(e^{t} - 1\right)dt \leq \int_{0}^{x} e\,t\,dt\]Or \(\displaystyle\int_{0}^{x} \left(e^{t} - 1\right)dt = \big[e^{t} - t\big]_{0}^{x} = e^{x} - x - 1\) et \(\displaystyle\int_{0}^{x} e\,t\,dt = \dfrac{e}{2}\,x^{2}\). Donc :
\[0 \leq e^{x} - 1 - x \leq \dfrac{e}{2}\,x^{2}\]4- a) Encadrement de \(w_{n} - u_{n}\)
Soient \(n \geq 1\) et \(k \in \{1, \ldots, n\}\). On pose \(x_{k} = \dfrac{n}{n^{2} + k^{2}}\). On a \(x_{k} > 0\) et \(x_{k} \leq \dfrac{n}{n^{2} + 1} \leq 1\) (car \(n \leq n^{2} + 1\)), donc \(x_{k} \in [0 ; 1]\). D’après 3- b) :
\[0 \leq \left(e^{x_{k}} - 1\right) - x_{k} \leq \dfrac{e}{2}\,x_{k}^{2}\]En additionnant pour \(k\) allant de \(1\) à \(n\), avec \(w_{n} = \displaystyle\sum_{k=1}^{n} \left(e^{x_{k}} - 1\right)\) et \(u_{n} = \displaystyle\sum_{k=1}^{n} x_{k}\) :
\[\begin{aligned} 0 &\leq w_{n} - u_{n} \\ &\leq \dfrac{e}{2}\sum_{k=1}^{n} \left(\dfrac{n}{n^{2} + k^{2}}\right)^{2} \end{aligned}\]4- b) Variations de \(x \mapsto \left(1 + x^{2}\right)^{-2}\)
On pose \(h(x) = \left(1 + x^{2}\right)^{-2}\). La fonction \(h\) est dérivable sur \([0 ; 1]\) et :
\[\begin{aligned} h'(x) &= -2 \times 2x \times \left(1 + x^{2}\right)^{-3} \\ &= \dfrac{-4x}{\left(1 + x^{2}\right)^{3}} \end{aligned}\]Donc \(h'(x) < 0\) pour tout \(x \in\, ]0 ; 1]\) : la fonction \(h\) est strictement décroissante sur \([0 ; 1]\).
4- c) Minoration de l’intégrale
Soit \(k \in \{1, \ldots, n\}\). L’intervalle \(\left[\dfrac{k - 1}{n} ; \dfrac{k}{n}\right]\) est contenu dans \([0 ; 1]\). Comme \(h\) est décroissante, pour tout \(x\) de cet intervalle : \(h(x) \geq h\left(\dfrac{k}{n}\right)\). En intégrant sur cet intervalle, de longueur \(\dfrac{1}{n}\) :
\[\int_{\frac{k-1}{n}}^{\frac{k}{n}} h(x)\,dx \geq \dfrac{1}{n}\,h\left(\dfrac{k}{n}\right)\]c’est-à-dire :
\[\begin{aligned} &\dfrac{1}{n}\left(1 + \left(\dfrac{k}{n}\right)^{2}\right)^{-2} \\ &\leq \int_{\frac{k-1}{n}}^{\frac{k}{n}} \left(1 + x^{2}\right)^{-2}dx \end{aligned}\]5- a) \(0 \leq w_{n} - u_{n} \leq \dfrac{e}{2n}\)
En divisant le numérateur et le dénominateur par \(n^{2}\) :
\[\begin{aligned} \left(\dfrac{n}{n^{2} + k^{2}}\right)^{2} &= \dfrac{1}{n^{2}}\left(1 + \left(\dfrac{k}{n}\right)^{2}\right)^{-2} \\ &= \dfrac{1}{n} \times \dfrac{1}{n}\,h\left(\dfrac{k}{n}\right) \end{aligned}\]D’après 4- c), puis la relation de Chasles et la question 2 :
\[\begin{aligned} &\sum_{k=1}^{n} \left(\dfrac{n}{n^{2} + k^{2}}\right)^{2} \\ &\leq \dfrac{1}{n}\sum_{k=1}^{n} \int_{\frac{k-1}{n}}^{\frac{k}{n}} h(x)\,dx \\ &= \dfrac{1}{n}\int_{0}^{1} \left(1 + x^{2}\right)^{-2}dx \leq \dfrac{1}{n} \end{aligned}\]En reportant dans l’encadrement de 4- a) :
\[0 \leq w_{n} - u_{n} \leq \dfrac{e}{2n}\]5- b) Limite de \((w_{n})\)
Comme \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} \dfrac{e}{2n} = 0\), le théorème des gendarmes donne \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} (w_{n} - u_{n}) = 0\). Or \(w_{n} = u_{n} + (w_{n} - u_{n})\) et \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_{n} = \dfrac{\pi}{4}\). Donc la suite \((w_{n})\) est convergente et :
\[\lim_{n \to +\infty} w_{n} = \dfrac{\pi}{4}\]Exercice 3 : Nombres complexes
Partie I
1- a) Discriminant de \((E)\)
\[\begin{aligned} \Delta &= (2 + i)^{2}m^{2} - 4m^{2}(1 + i) \\ &= m^{2}\big(4 + 4i - 1 - 4 - 4i\big) \\ &= -m^{2} = (im)^{2} \end{aligned}\]1- b) Solutions de \((E)\)
Une racine carrée de \(\Delta\) est \(im\). Les solutions sont :
\[\begin{aligned} \dfrac{(2 + i)m - im}{2} &= m \\ \dfrac{(2 + i)m + im}{2} &= (1 + i)\,m \end{aligned}\] \[S = \{m\ ;\ (1 + i)\,m\}\]2- Forme exponentielle de \(z_{1}z_{2}\)
Le produit des solutions est \(z_{1}z_{2} = m^{2}(1 + i)\). Avec \(m = r\,e^{i\theta}\), on a \(m^{2} = r^{2}e^{i2\theta}\) ; et \(1 + i = \sqrt{2}\,e^{i\frac{\pi}{4}}\). Donc :
\[z_{1}z_{2} = \sqrt{2}\,r^{2}\,e^{i\left(2\theta + \frac{\pi}{4}\right)}\](c’est bien une forme exponentielle, car \(\sqrt{2}\,r^{2} > 0\)).
Partie II
1- Calcul de \(z_{3}\) et de \(z_{4}\)
• Rotation. \(M_{3}\) est l’image de \(O\) par la rotation de centre \(M_{2}\) et d’angle \(-\dfrac{\pi}{2}\), et \(e^{-i\frac{\pi}{2}} = -i\). Donc :
\[z_{3} - z_{2} = -i\,(0 - z_{2}) = i\,z_{2}\] \[\begin{aligned} z_{3} &= (1 + i)\,z_{2} = (1 + i)^{2}m \\ &= 2i\,m \end{aligned}\]• Homothétie. \(M_{4}\) est l’image de \(M_{1}\) par l’homothétie de centre \(O\) et de rapport \(k\), donc \(z_{4} - 0 = k(z_{1} - 0)\) :
\[z_{4} = k\,m\]2- Forme algébrique du produit
On calcule les quatre différences :
\[\begin{aligned} z_{4} - z_{2} &= m\,(k - 1 - i) \\ z_{4} - z_{1} &= m\,(k - 1) \\ z_{3} - z_{1} &= m\,(-1 + 2i) \\ z_{3} - z_{2} &= m\,(-1 + i) \end{aligned}\]Comme \(m \neq 0\) et \(k \neq 1\) :
\[\dfrac{z_{4} - z_{2}}{z_{4} - z_{1}} = \dfrac{k - 1 - i}{k - 1}\] \[\begin{aligned} \dfrac{z_{3} - z_{1}}{z_{3} - z_{2}} &= \dfrac{-1 + 2i}{-1 + i} \\ &= \dfrac{(-1 + 2i)(-1 - i)}{2} \\ &= \dfrac{3 - i}{2} \end{aligned}\]On note \(Z\) le produit demandé :
\[\begin{aligned} Z &= \dfrac{(k - 1 - i)(3 - i)}{2(k - 1)} \\ &= \dfrac{3(k - 1) - 1 - i(k - 1) - 3i}{2(k - 1)} \\ &= \dfrac{3k - 4}{2(k - 1)} - \dfrac{k + 2}{2(k - 1)}\,i \end{aligned}\]3- Cocyclicité
• Les points \(M_{1}\), \(M_{2}\) et \(M_{3}\) ne sont pas alignés, car \(\dfrac{z_{3} - z_{1}}{z_{3} - z_{2}} = \dfrac{3 - i}{2}\) n’est pas réel. Ils définissent donc un cercle.
• Critère. Le point \(M_{4}\) est distinct de \(M_{1}\) (car \(k \neq 1\)) et de \(M_{2}\) (car \(k\) est réel). Les points \(M_{1}\), \(M_{2}\), \(M_{3}\) et \(M_{4}\) sont cocycliques si et seulement si :
\[\begin{aligned} &\big(\overrightarrow{M_{4}M_{1}}, \overrightarrow{M_{4}M_{2}}\big) \\ &\equiv \big(\overrightarrow{M_{3}M_{1}}, \overrightarrow{M_{3}M_{2}}\big)\ [\pi] \end{aligned}\]c’est-à-dire :
\[\begin{aligned} &\arg\left(\dfrac{z_{4} - z_{2}}{z_{4} - z_{1}}\right) \\ &\equiv \arg\left(\dfrac{z_{3} - z_{2}}{z_{3} - z_{1}}\right)\ [\pi] \end{aligned}\]ce qui équivaut à dire que le produit \(Z = \dfrac{z_{4} - z_{2}}{z_{4} - z_{1}} \times \dfrac{z_{3} - z_{1}}{z_{3} - z_{2}}\) est un nombre réel.
• Conclusion. D’après la question 2 :
\[\begin{aligned} Z \in \mathbb{R} &\iff \dfrac{k + 2}{2(k - 1)} = 0 \\ &\iff k = -2 \end{aligned}\]Donc les points \(M_{1}\), \(M_{2}\), \(M_{3}\) et \(M_{4}\) sont cocycliques si et seulement si \(k = -2\).
Exercice 4 : Structures algébriques
Partie I
1- a) \(1 \ast 2i = 2\)
On écrit \(1 = 1 + 0i\) et \(2i = 0 + 2i\) : \(x = 1\), \(y = 0\), \(x' = 0\), \(y' = 2\).
\[\begin{aligned} &1 \ast 2i \\ &= (1 \times 2 + 0^{5} \times 0) + i \times 0 \times 2 \\ &= 2 \end{aligned}\]1- b) La loi \(\ast\) n’est pas commutative
Dans l’autre ordre : \(x = 0\), \(y = 2\), \(x' = 1\), \(y' = 0\).
\[\begin{aligned} &2i \ast 1 \\ &= (0 \times 0 + 2^{5} \times 1) + i \times 2 \times 0 \\ &= 32 \end{aligned}\]Comme \(1 \ast 2i = 2 \neq 32 = 2i \ast 1\), la loi \(\ast\) n’est pas commutative.
2- La loi \(\ast\) est associative
Soient \(z = x + iy\), \(z' = x' + iy'\) et \(z'' = x'' + iy''\) trois nombres complexes (écrits sous forme algébrique).
\[\begin{aligned} &(z \ast z') \ast z'' \\ &= \big[(xy' + y^{5}x') + i\,yy'\big] \\ &\quad \ast (x'' + iy'') \\ &= \big((xy' + y^{5}x')y'' + (yy')^{5}x''\big) \\ &\quad + i\,yy'y'' \\ &= \big(xy'y'' + y^{5}x'y'' + y^{5}y'^{5}x''\big) \\ &\quad + i\,yy'y'' \end{aligned}\] \[\begin{aligned} &z \ast (z' \ast z'') \\ &= (x + iy) \\ &\quad \ast \big[(x'y'' + y'^{5}x'') + i\,y'y''\big] \\ &= \big(x\,y'y'' + y^{5}(x'y'' + y'^{5}x'')\big) \\ &\quad + i\,yy'y'' \\ &= \big(xy'y'' + y^{5}x'y'' + y^{5}y'^{5}x''\big) \\ &\quad + i\,yy'y'' \end{aligned}\]Donc \((z \ast z') \ast z'' = z \ast (z' \ast z'')\) : la loi \(\ast\) est associative.
3- a) \(1 \ast (1 + 2i) = 2\)
Ici \(x = 1\), \(y = 0\), \(x' = 1\), \(y' = 2\) :
\[\begin{aligned} &1 \ast (1 + 2i) \\ &= (1 \times 2 + 0^{5} \times 1) + i \times 0 \times 2 \\ &= 2 \end{aligned}\]3- b) \((\mathbb{C}, \ast)\) n’est pas un groupe
Dans un groupe, tout élément est régulier : si \(a \ast b = a \ast c\), alors \(b = c\) (on compose à gauche par le symétrique de \(a\)). Or, d’après 1- a) et 3- a) :
\[\begin{aligned} &1 \ast 2i = 1 \ast (1 + 2i) \\ &\text{et} \quad 2i \neq 1 + 2i \end{aligned}\]L’élément \(1\) n’est pas régulier. Donc \((\mathbb{C}, \ast)\) n’est pas un groupe.
4- a) \(E\) est stable dans \((\mathbb{C}, \ast)\)
Soient \(x + iy\) et \(x' + iy'\) deux éléments de \(E\) : \(y \neq 0\) et \(y' \neq 0\). Alors :
\[\begin{aligned} &(x + iy) \ast (x' + iy') \\ &= (xy' + y^{5}x') + i\,yy' \end{aligned}\]avec \(xy' + y^{5}x' \in \mathbb{R}\) et \(yy' \in \mathbb{R}^{*}\). Donc ce nombre appartient à \(E\) : \(E\) est stable dans \((\mathbb{C}, \ast)\).
4- b) \((E, \ast)\) est un groupe non commutatif
• Loi interne et associativité : \(\ast\) est une loi de composition interne dans \(E\) (question 4- a) et elle est associative (question 2).
• Élément neutre : \(i = 0 + 1i \in E\) et, pour tout \(x + iy \in E\) :
\[\begin{aligned} &(x + iy) \ast i \\ &= (x \times 1 + y^{5} \times 0) + i\,y \\ &= x + iy \end{aligned}\] \[\begin{aligned} &i \ast (x + iy) \\ &= (0 \times y + 1^{5} \times x) + i\,y \\ &= x + iy \end{aligned}\]Donc \(i\) est l’élément neutre.
• Symétrique : soit \(z = x + iy \in E\). On cherche \(z' = x' + iy'\) tel que \(z \ast z' = i\), c’est-à-dire \(yy' = 1\) et \(xy' + y^{5}x' = 0\). On obtient \(y' = \dfrac{1}{y}\) et \(x' = -\dfrac{x}{y^{6}}\) :
\[z' = -\dfrac{x}{y^{6}} + \dfrac{1}{y}\,i \in E\]Dans l’autre ordre :
\[\begin{aligned} &z' \ast z \\ &= \left(-\dfrac{x}{y^{6}} \times y + \dfrac{1}{y^{5}} \times x\right) + i\,\dfrac{y}{y} \\ &= \left(-\dfrac{x}{y^{5}} + \dfrac{x}{y^{5}}\right) + i = i \end{aligned}\]Donc tout élément de \(E\) admet un symétrique dans \(E\) : \((E, \ast)\) est un groupe.
• Non commutatif : \(1 + i\) et \(2i\) appartiennent à \(E\), et :
\[\begin{aligned} &(1 + i) \ast 2i \\ &= (1 \times 2 + 1^{5} \times 0) + 2i = 2 + 2i \end{aligned}\] \[\begin{aligned} &2i \ast (1 + i) \\ &= (0 \times 1 + 2^{5} \times 1) + 2i = 32 + 2i \end{aligned}\]Ces deux résultats sont différents. Donc \((E, \ast)\) est un groupe non commutatif.
Partie II
1- \(F\) est un sous-groupe de \((E, \ast)\)
- \(F \subset E\) (éléments de \(E\) de partie réelle nulle) et \(F \neq \varnothing\), car \(i \in F\).
- Soient \(yi\) et \(y'i\) deux éléments de \(F\). D’après I. 4- b), le symétrique de \(y'i\) est \(\dfrac{1}{y'}\,i\). Alors :
(car \(\dfrac{y}{y'} \in \mathbb{R}^{*}\)). Donc \(F\) est un sous-groupe de \((E, \ast)\).
2- a) \(\varphi(\mathbb{R}) = G\)
\[\begin{aligned} \varphi(\mathbb{R}) &= \{\varphi(x) \,/\, x \in \mathbb{R}\} \\ &= \{x + i \,/\, x \in \mathbb{R}\} = G \end{aligned}\]2- b) \(\varphi\) est un homomorphisme
Soient \(x\) et \(x'\) deux réels. Avec \(y = y' = 1\) dans la définition de la loi \(\ast\) :
\[\begin{aligned} &\varphi(x) \ast \varphi(x') \\ &= (x + i) \ast (x' + i) \\ &= (x \times 1 + 1^{5} \times x') + i \\ &= (x + x') + i \\ &= \varphi(x + x') \end{aligned}\]Donc \(\varphi\) est un homomorphisme de \((\mathbb{R}, +)\) vers \((\mathbb{C}, \ast)\).
2- c) \((G, \ast)\) est un groupe commutatif
\((\mathbb{R}, +)\) est un groupe commutatif et \(\varphi\) est un homomorphisme de \((\mathbb{R}, +)\) vers \((\mathbb{C}, \ast)\). L’image d’un groupe commutatif par un homomorphisme est un groupe commutatif. Donc \((\varphi(\mathbb{R}), \ast) = (G, \ast)\) est un groupe commutatif.
Son élément neutre est \(\varphi(0) = i\), et le symétrique de \(x + i\) est \(\varphi(-x) = -x + i\).
Exercice 5 : Arithmétique
1- Détermination de \(u\)
On applique l’algorithme d’Euclide à \(23\) et \(10\) :
\[\begin{aligned} 23 &= 2 \times 10 + 3 \\ 10 &= 3 \times 3 + 1 \end{aligned}\]On remonte les égalités :
\[\begin{aligned} 1 &= 10 - 3 \times 3 \\ &= 10 - 3 \times (23 - 2 \times 10) \\ &= 7 \times 10 - 3 \times 23 \end{aligned}\]Donc \(10 \times 7 \equiv 1\ [23]\). Comme \(7 \in \{1, 2, \ldots, 22\}\) :
\[u = 7\]2- a) \(m \equiv 10(q + ur)\ [23]\)
Par définition, \(m = 10q + r\). Comme \(10u \equiv 1\ [23]\) :
\[\begin{aligned} 10(q + ur) &= 10q + (10u)\,r \\ &\equiv 10q + r\ [23] \\ &\equiv m\ [23] \end{aligned}\]2- b) Équivalence
• Sens réciproque : si \(23\) divise \(q + ur\), alors \(23\) divise \(10(q + ur)\), donc \(m \equiv 0\ [23]\) d’après 2- a) : \(23\) divise \(m\).
• Sens direct : si \(23\) divise \(m\), alors d’après 2- a), \(23\) divise \(10(q + ur)\). Comme \(23 \wedge 10 = 1\), le théorème de Gauss donne : \(23\) divise \(q + ur\).
Donc : \(23\) divise \(m\) \(\iff\) \(23\) divise \((q + ur)\).
3- a) Forme des solutions de \((S)\)
Soit \(x \in \mathbb{N}\) une solution de \((S)\).
- Comme \(x \equiv 2\ [10]\) et \(x \in \mathbb{N}\), le reste de la division euclidienne de \(x\) par \(10\) est \(2\) : il existe \(q \in \mathbb{N}\) tel que \(x = 10q + 2\).
- Comme \(x \equiv 1\ [23]\), \(23\) divise \(x - 1 = 10q + 1\). L’entier naturel \(m = 10q + 1\) a pour quotient \(q\) et pour reste \(r = 1\) dans la division euclidienne par \(10\). D’après 2- b), \(23\) divise \(q + u \times 1 = q + 7\).
Donc il existe \(q \in \mathbb{N}\) tel que \(x = 10q + 2\) et \(23\) divise \((q + 7)\).
3- b) Résolution de \((S)\)
• Condition nécessaire. Si \(x\) est solution, alors \(x = 10q + 2\) avec \(q \in \mathbb{N}\) et \(q + 7 = 23t\), où \(t\) est un entier. Comme \(q \geq 0\), on a \(t \geq 1\). Donc \(q = 23t - 7\) et :
\[x = 10(23t - 7) + 2 = 230t - 68\]• Réciproquement, soit \(x = 230t - 68\) avec \(t \in \mathbb{N}^{*}\). Alors \(x \geq 162\), donc \(x \in \mathbb{N}\), et :
\[\begin{aligned} x &= 23(10t - 3) + 1 \equiv 1\ [23] \\ x &= 10(23t - 7) + 2 \equiv 2\ [10] \end{aligned}\]• Conclusion. En posant \(t = k + 1\) :
\[S = \{162 + 230k \,/\, k \in \mathbb{N}\}\]Vérification : \(162 = 23 \times 7 + 1\) et \(162 = 10 \times 16 + 2\).